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el sabroso oficio / del dulce mirar GóngoraWie schwer es ist, die Schönheit zu begreifen! Günter Eich

martes, 8 de julio de 2014

Música de Ferré para una fotografía


Fotografía de Leo Ferré y Madeleine Ferré en 1962: Jean-Pierre Sudre, del libro Comment voulez-vous que j'oublie, de Annie Butor - vista aquí).


Banda sonora para esta fotografía: la primera canción que escuché de Leo Ferré, Les anarchistes.


LES ANARCHISTES

Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
La plupart Espagnols allez savoir pourquoi
Faut croire qu'en Espagne on ne les comprend pas
Les anarchistes

Ils ont tout ramassé
Des beignes et des pavés
Ils ont gueulé si fort
Qu'ils peuv'nt gueuler encore
Ils ont le cœur devant
Et leurs rêves au mitan
Et puis l'âme toute rongée
Par des foutues idées

Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
La plupart fils de rien ou bien fils de si peu
Qu'on ne les voit jamais que lorsqu'on a peur d'eux
Les anarchistes

Ils sont morts cent dix fois
Pour que dalle et pour quoi ?
Avec l'amour au poing
Sur la table ou sur rien
Avec l'air entêté
Qui fait le sang versé
Ils ont frappé si fort
Qu'ils peuvent frapper encor

Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
Et s'il faut commencer par les coups d'pied au cul
Faudrait pas oublier qu'ça descend dans la rue
Les anarchistes

Ils ont un drapeau noir
En berne sur l'Espoir
Et la mélancolie
Pour traîner dans la vie
Des couteaux pour trancher
Le pain de l'Amitié
Et des armes rouillées
Pour ne pas oublier

Qu'y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
Et qu'ils se tiennent bien le bras dessus bras dessous
Joyeux, et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout
Les anarchistes











3 comentarios:

Anónimo dijo...



Siempre genial, me quedaré con una frase que leí...“musicó el amor, la muerte, la rebelión… y fue autor de poemas incandescentes”.

María

El transcriptor dijo...

Mi relación con Ferré se limita prácticamente a "Les anarchistes" y a "Avec le temps"; sin embargo, prefiero, me gusta mucho más Serge Reggiani, del que hay unas cuantas canciones en el blog. Ferré me parece, por lo que poco que sé de él, mucho más recitativo.

Cuando el conocimiento de un cantante viene de lejos, como es mi caso con Reggiani, eso no se puede comparar con otro conocido principalmente por referencias.


Anónimo dijo...



Gracias por traer a Reggiani, me has refrescado la memoria con algunas de sus canciones. Todos los que conocemos en profundidad, nos marcan siempre y para siempre...
He enlazado su recuerdo al de Barbara con su piano...(tengo que volver a los clásicos), en especial, "ma plus belle histoire d'amour"

Un gran saludo,

María